Londres,
22 septembre 2005 -
Pour l’industrie alimentaire européenne (alimentation humaine et animale),
proposer et pérenniser des politiques non-OGM va devenir de plus en plus
complexe dans les années à venir. Tel est le principal enseignement du
rapport sur le marché global des OGM publié ce jour par trois experts
européens des questions agricoles et alimentaires.
Le rapport,
intitulé « Le marché mondial des
OGM, implications pour les filières alimentaires européennes (PDF
666 kb English)»
(open report
resume in french),
identifie de nombreux ingrédients utilisés dans l’alimentation humaine et
animale dont la fabrication fait intervenir des modifications génétiques.
Il constate que la disponibilité en soja non transgénique (et ses dérivés)
en provenance du Brésil, principale source non-OGM à ce jour, devrait
décliner dans les douze prochains mois, d’où une hausse de l’écart de prix
entre le soja conventionnel et le soja génétiquement modifié. Cet écart
pourrait atteindre 25 %.
Pour les filières animales
(production de viandes, de lait et de produits laitiers), si l’on
considère les ingrédients de base destinés aux rations animales, l’écart
de prix croissant entre sources OGM et non-OGM pourrait avoir comme
conséquence une hausse des aliments pour animaux de 6 à 10 % lors des
trois prochaines années, entraînant une baisse de résultats de 9 % à 29 %.
Une telle perte sera vraisemblablement inacceptable pour les producteurs.
Pour les fabricants d’huiles de
cuisson et de margarines, la stratégie consistant à éviter l’utilisation
d’ingrédients issus d’OGM entraîne d’ores et déjà une augmentation
significative des coûts de matières premières de plus de 16 %. Un tel
surcoût devrait persister dans les trois ans qui viennent.
Ce rapport estime que ces
surcoûts et ces problèmes pratiques - aujourd’hui largement absorbés par
les filières d’approvisionnement - pourraient devenir conséquents et
pousser un certain nombre d’industries à revoir leurs politiques de
cahiers des charges non-OGM.
Selon Graham Brookes, l’un des
auteurs du rapport, « Cette étude constitue la première tentative de
quantification de l’impact économique et pratique des politiques
alimentaires non-OGM. Parmi les acteurs du marché alimentaire européen
ayant opté pour de telles politiques, beaucoup ne sont probablement pas
conscients qu’autant d’ingrédients fréquemment employés dans
l’alimentation humaine et animale proviennent d’OGM. Il est probable
qu’ils soient très surpris par nos résultats ».
Le rapport complet est
disponible sur le site
www.pgeconomics.co.uk
Pour de plus amples information :
Neville Craddock
Graham Brookes
Tel: +44 (0) 1883 740 553
Tel : + 44 (0) 1303 84095
nevillecraddock@tunhouse28.fsnet.co.uk
graham.brookes@brookeswest.co.uk
Graham Brookes (Brookes West, Royaume-Uni), Neville Craddock (Neville
Craddock Associates, Royaume-Uni) et le Professeur Bärbel Kniel (Biotask
AG, Allemagne)
La différence de prix entre soja non-OGM “IP rigide” et soja OGM devrait
être de 10 à 25 %.
« IP rigide » ou « Identité
Préservée rigide » (Hard IP) : les lots testés sont soumis à des
contrôles réguliers depuis leur point de production et tout au long de
la chaîne d’approvisionnement, et répondent ainsi à des exigences
élevées en matière de présence fortuite de matériaux issus d’OGM (par
exemple 0,1 %).